Pour une commission d’enquête sur l’espionnage des journalistes ET des activistes

La Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP) croit que le mandat de l’éventuelle commission d’enquête sur l’espionnage de journalistes récemment annoncée par le gouvernement du Québec doit aussi couvrir les opérations de surveillance policière visant les activistes politiques. Après tout, si les médias jouent un rôle essentiel dans toute démocratie, il en est de même pour les activistes.

C’est donc ça leurs arguments ?

En septembre dernier, une pétition a été déposée au Conseil d’arrondissement de Montréal-Nord pour s’opposer à toute commémoration du décès de Fredy Villanueva, tombé sous les balles du Service de police de la Ville de Montréal, le 9 août 2008. La Coalition contre la répression et les abus policiers a récemment interpellé par écrit la mairesse d’arrondissement, Christine Black, pour dénoncer le caractère trompeur de cette démarche pour le moins boiteuse.

Lectures d’été

Il a passé 32 ans au Service de police de la Ville de Montréal. Puis, il a fait deux ans de prison. Il a depuis publié trois livres. Dans l’un d’eux, il y raconte sa participation au «lundi de la matraque». Dans un autre, il y confesse avoir mené des perquisitions illégales. Il y a aussi dépeint James Medley, un tortionnaire sexuel condamné à 27 ans de prison, comme l’un de ses informateurs préférés. Et il y explique comment il a organisé une mutinerie contre la Fraternité des policiers pour venir à la rescousse de son bon vieux pote, Allan Gosset, ce policier qui a abattu Anthony Griffin, un jeune Noir non-armé, en 1987. Son nom : Claude Aubin.

Accès à l’information : c’est bientôt fini les cachotteries ?

Tous les prétextes sont bons pour cacher des informations sur les décès de citoyens aux mains de la police. Au Québec, la Commission d’accès à l’information va jusqu’à nier aux familles des victimes de bavure policière l’accès au rapport de l’enquête menée sur le décès d’un de leur proche. En Ontario, le gouvernement a récemment manifesté une timide volonté d’ouverture en divulguant pour la première fois la version caviardée d’un rapport d’enquête sur le décès d’un homme Noir abattu l’an dernier par la police de Toronto. Mais si l’herbe semble (à peine) plus verte chez nos voisins ontariens, c’est bien parce que le gazon québécois est si jaune et ratatiné.

Bavure par-dessus bavure au SPVM : du décès d’Alain Magloire à celui d’André Benjamin

La mort d’André Benjamin, abattu lors d’une intervention du Service de police de la Ville de Montréal, a ramené dans l’actualité le rapport du coroner Malouin sur le décès d’Alain Magloire, lui aussi tombé sous les balles de policiers montréalais. La CRAP choisi donc ce moment pour réagir non seulement au rapport du coroner Malouin, lequel contient malheureusement certaines erreurs, mais aussi pour révéler le contenu, parfois étonnant, des plaidoiries écrites que les différents avocats représentant les intérêts des policiers ont produits à l’occasion de l’enquête publique sur le décès d’Alain Magloire.

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