La face cachée de Jean-Loup Lapointe ou la petite histoire d’une ordonnance de non-publication

La Coalition contre la répression et les abus policiers révèle comment un témoignage inexact et incomplet d’un haut-gradé du Service de police de la ville de Montréal a permis à l’agent Jean-Loup Lapointe d’obtenir une ordonnance de non-publication interdisant à quiconque de publier et de diffuser des photos de ce policier qui a enlevé impunément la vie à Fredy Villanueva.

La science de pacotille du sergent-détective Jean-Claude Gauthier

Il voit des choses que personne d’autre ne voit. Car il faut dire que c’est pas donné à tout le monde d’arriver à voir l’empreinte des Bloods derrière la casquette du Canadien et celle des Crips sur la veste des Expos. Il n’a pas peur du ridicule non plus. Et pourquoi en aurait-il peur alors qu’il a le pouvoir de faire basculer la vie de quelqu’un par sa seule « parole d’expert » en gangs de rue ? Son nom : Jean-Claude Gauthier, sergent-détective semi-retraité du SPVM. Dans ce deuxième article d’une série de trois sur les procédures de déportation contre Dany Villanueva, nous vous brossons un portrait de ce policier controversé sur fond de regard critique envers la lutte que les autorités mènent aux gangs de rue.

La CRAP dénonce l’escouade GAMMA

 
Le porte-parole de la Coalition contre la répression et les abus policiers, Alexandre Popovic, porte plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse contre le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) pour dénoncer la mise sur pied d’une nouvelle escouade vouée à combattre les groupes marginaux, anarchistes et anticapitalistes. Ce nouvel affront au droit à la dissidence remet d’actualité la problématique du profilage politique, mais aussi les dangers de l’antiterrorisme.
 

Une balle perdue est si vite arrivée

La semaine dernière, les policiers montréalais se sont surpassés en infamie en tuant deux hommes lors d’une intervention policière désastreuse. La balle perdue qui a coutée la vie à un passant est venue rappeler brutalement qu’il ne suffit pas de n’avoir rien à se reprocher pour éviter d’être abattu par la police. Il ne s’agit cependant pas de la première victime d’une balle perdue. En effet, il y a plus de vingt ans, un citoyen est passé à deux doigts de la mort lorsqu’il a été atteint par une balle perdue tirée par un policier en plein centre-ville de Montréal. Aux États-Unis, les balles perdues des policiers sont à l’origine de plusieurs tragédies. La problématique des balles perdues représente l’occasion de poser la question du désarmement des policiers patrouilleurs.

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